N°55

Editorial
Opinion sur la commercialisation
Soloba Mady Keita, secrétaire à la communication et
à l’information au bureau national de l’AOPP
La commercialisation du coton a commencé depuis décembre 2009 dans toutes les régions du Mali. Les usines d’égrenage ont démarré leur travail. Les engrais sont en train d’arriver au niveau des producteurs. Les camions remplis d’engrais déposent leurs cargaisons puis se remplissent de coton pour aller le remettre aux usines. La roue tourne dans le sens qu’elle doit, et s’est un espoir pour les cotonculteurs car ce n’était pas le cas lors des trois dernières campagnes. Les coûts vont ainsi diminuer grâce à ce jumelage de transport. La Compagnie Malienne pour le développement des textiles (CMDT), qui est en voie de privatisation, est la propriétaire des usines. C’est elle qui achète aux cotonculteurs leurs productions. Si elle arrive à payer les producteurs dans un délai raisonnable, on peut dire que la relance sera effective.
« Au Mali, le coton génère 85 à 123 milliards de FCFA par an de revenus bruts pour le monde rural, 160 à 200 milliards de FCFA par an de recettes d’exportation et 5 à 10 milliards de FCFA de taxes pour l’Etat. Il représente 8% du produit intérieur brut. Trois millions et demi (3,5) de personnes vivent directement des revenus de la culture du coton à travers les exploitations encadrées. »
Références : http://www.cmdt.ml/interviewpdg.html). C’est donc un domaine des plus importants et sa relance tiens à coeur plus d’un membre de l’AOPP qui se spécialisent dans ce secteur.
Nationale
Femmes et droits dans la LOA
Maude Benny-Dumont, conseillère en communication à l’AOPP
Les 28 et 29 décembre derniers se sont tenus au Centre Aoua Keïta de Bamako une rencontre nationale des femmes leaders de l’AOPP. Avec plus de cinq représentantes par région, de Kayes à Kidal, c’est une cinquantaine de participantes qui ont échangé sur leur rôle et place, en tant que femmes, dans le développement du Mali grâce à l’outil qu’est la Loi d’Orientation Agricole (LOA).
La première journée, animée par Mme Bouaré Bintou Founé Samaké de WILDAF/Mali, a été axée sur les droits sociaux économiques des femmes au Mali. Au cours de cette présentation, les femmes ont échangé sur les réalités auxquelles elles font face : manque de combativité, de participation dans leurs associations, d’éducation, etc. Ces échanges nous ont menées à la thématique de la deuxième journée qui a clairement définie le rôle et la place des femmes dans la LOA votée par la chambre des députés en 2008.
Présentée par le Dr Daouda Diarra, secrétaire permanent du comité exécutif du conseil supérieur de l’agriculture, la deuxième journée a permis aux femmes d’approfondir les articles de la Loi spécialement conçus pour elles et les jeunes. Par exemple, l’article 127 qui précise l’existence de subventions spécifiques aux femmes et aux jeunes.
Maintenant qu’elles sont formées sur les possibilités qui s’offrent à elles. Bien que le suivi soit toujours nécessaire, souhaitons qu’elles sauront faire suite à cette formation en osant utiliser les outils qui leurs ont été présentées.
LE PROJET 1000s +
Présentation du projet
Karim Sanogo, conseillé national aux initiatives économiques paysannes
Le projet 1000s+ est présent dans sept pays de la sous région : Mali, Bénin, Burkina Faso, Togo, Niger, Sénégal et Guinée. La mise en oeuvre est assurée au Mali par l’IFDC en partenariat avec un comité de pilotage présidé par la CNOP. Le suivi des activités est confié à l’AOPP.
Le projet 1000s+ vise à accélérer l’intensification agricole et la croissance économique. Pour atteindre cet objectif il vise l’augmentation de 2 000 000 d’hectares des superficies des terres cultivées durables en Afrique de l’Ouest, accroître la productivité agricole de 50% et le revenu moyen de 30% pour un 1 million de ménages ruraux, améliorer la sécurité alimentaire à travers un accroissement de 500 000 tonnes de production agricole en céréales équivalentes et accroitre de 50% le chiffre d’affaire, le nombre de magasins ou de boutiques et le nombre d’employés pour 2000 entrepreneurs locaux.
Le comité de pilotage s’est rencontré fin décembre afin de valider le plan d’action 2010 qui est la dernière année prévue au projet. Les résultats jusqu’à ce jour ont démontré la pertinence de ce projet.
Forest Connect
Rencontre des acteurs à Ségou
Mady Sidibé, responsable technique du projet Forest Connect
Les acteurs du projet Forest Connect se sont
rencontrés à Ségou les 21 et 22 décembre 2009.
Ensemble ils ont mis à jour les données sur leurs
productions forestières non-ligneuses et les prix qui
y sont rattachées. Ce sont les produits du baobab, le
miel, le karité, le néré ou la gomme arabique par
exemple qui seront diffusés et publiés dans le cadre
du projet Forest Connect. L’AOPP se doit de jouer le
rôle du diffuseur d’information sur ce genre de
produit afin d’aider les petites entreprises évoluant
dans le domaine de la foresterie.
Ces deux jours ont aussi permis aux acteurs d’échanger sur leurs différentes techniques de transformation des produits, les problèmes rencontrés au niveau de leur différentes structures et les solutions qu’ils y ont trouvé. Le comité de pilotage a tenu réunion le mercredi 23 afin de faire le bilan des activités réalisées en 2009 et prévoir 2010. En résumé se fut une réussite. Pensée
Pensée de la semaine …
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme… »
Article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen »
Bonne Semaine
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