N°54

du 29 novembre au 20 décembre 2009
mardi 29 décembre 2009
par ÀOPP
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Editorial

Opinion sur la commercialisation

Par M. Boba A.N. Dakouo, trésorier général du bureau national de l’AOPP PNG - 76.7 ko Pour que les paysans maliens obtiennent l’autonomie financière dans l’exercice de leurs activités agricoles, il est essentiel qu’un circuit de distribution impliquant directement les acteurs de la production et de la vente soit mis en place.

Ainsi créé, ce réseau de commercialisation des produits nationaux permettra au paysan d’augmenter son revenu par l’élimination des intermédiaires.

Présentement, nous participons à des ateliers avec des acteurs de la commercialisation tels que l’étatique OPAM qui achète des stocks pour prévenir des périodes d’insécurité alimentaire ou le privé Afrique Verte qui alimente des bourses de céréales. L’AOPP a déjà donné des formations avec différentes coopératives sur la gestion de leur mode organisationnel, le stockage des produits, etc. Le tout dirigé vers l’autonomisation des OP.

Nous sommes aussi en train de travailler avec IFDC pour mettre en place le pôle des entreprises en agriculture (PEA) qui permettra de développé des rayons de vente impliquant les acteurs de la production, les acheteurs, les financiers, les transporteurs et les transformateurs. Les paysans ne sont pas en contact avec les transporteurs, ce sont les grossistes ou autres revendeurs. Ainsi, quand les OP vont aux bourses pour vendre leur marchandise, ils font face aux problèmes de distribution. Les grossistes, quand à eux, s’ils trouvent plus de profil à distribuer des aliments importés le feront aux dépends des producteurs. Les produits nationaux qui, faute de distribution, ne trouve pas à se vendre à bon prix finissent par être vendu à un prix dérisoire qui laisse le paysan dans l’ultime pauvreté. Présentement la trop grande quantité d’intermédiaire dans la vente des produits nationaux ne laisse qu’un tout petit revenu producteur, c’est pourquoi en créant un lien commun, un réseau ou rayon commun, nous diminuons les intermédiaires et augmenteront la qualité de vie du paysan.

L’AOPP est engagée dans cette voie et verra à ce que le consommateur malien, dorénavant ait la facilité d’acheter local.

Commission Fruits et Légumes

Formation sur l’ingénierie du plan de formation

Mme Rokiatou Kouyaté , coordinatrice de la commission Fruits et Légumes

La coordinatrice de la commission fruits et légumes, Mme Rokiatou Kouyaté Camara a suivi une formation de 5 jours sur l’ingénierie du plan de formation. Organisées par l’Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement (IRPAD) cet atelier d’échange a pour but de permettre aux participants de comprendre toutes les étapes essentielles pour faire un projet de formation de qualité qui vise exactement les besoins en amélioration des techniques ou des connaissances des bénéficiaires. Du diagnostique, en passant par l’identification des besoins, jusqu’au choix du thème, la formation et finalement l’évaluation et le rapport de formation, de nombreuses étapes, souvent oubliées, sont nécessaires au montage d’une formation. Notons que les bénéficiaires doivent être présents tout au long des différentes étapes préparatoires et évaluatives afin d’assurer une pleine appropriation. La coordinatrice de la commission fruits et légumes de l’AOPP retient, entre autre, toute l’importance d’analyser les besoins en formation avant de choisir le thème. Ainsi on évite d’offrir une formation non adapté aux connaissances déjà acquises par les bénéficiaires à former.

Projet semences certifiées

Problématique du financement de la filière semencières au Mali

Mamoudou Togo, coordinateur du projet de Semences Certifiées

Les 24 et 25 novembre a eu lieu à Niamana un atelier sur la problématique du financement de la filière semencière. Organisé par la Direction Nationale de l’Agriculture les enjeux débattus ont fait l’état des lieux de la production de semences actuellement au Mali et, en prenant compte cet état, ont déterminé quels mécanismes durables doivent être mis en place afin d’assurer un financement pérenne aux acteurs.

Cinq grands axes ont été débattus, à savoir quel est le niveau d’engagement de l’état, du producteur et des organismes privés lors de la certification et contrôle parcellaire, du financement de la bourse de semence, de la planification et production des pré-base et base, des besoins en renforcement des acteurs de la filière et de la création d’un mécanisme d’harmonisation des interventions des différents acteurs.

L’AOPP s’est engagé à organiser la bourse de semences. Ainsi l’association pourrait devenir une plate forme tournante des acteurs de la filière au Mali.

133 coopératives vont bientôt voir leur financement en certification se terminer, si aucune autre solution n’est trouvée, se sera un grand vide sur le sol malien et terme de culture de semences améliorés. C’est pourquoi tous les acteurs de la filière (état, producteur, privé) doivent mettre la main à la pâte et s’entraider à se que nous ne perdions pas nos acquis.

Tourisme solidaire

Présence des groupes sur le terrain

Mme Astan Diakité, coordinatrice du projet de tourisme solidaire

On compte actuellement trois groupes de touristes sur le terrain. Arrivé le 30 novembre, un groupe de cinq personnes suivent le circuit Baguindé. Ils ont été à Kokolo visiter les champs maraîchers d’une association Dogon ce vendredi 11décembre 2009. Au même moment, un groupe de sept personnes suivant le circuit Fleuve et Brousse est arrivé à Timissa à bord de charrettes tirées par des ânes et le dernier groupe de sept personnes aussi, qui a préféré le circuit à la carte, ont été à Kalabougou où ils ont visité un atelier de poterie des femmes du village. Ils repartiront respectivement les 15 et 16 décembre dans leur pays d’origine.

AOPP nationale

Assises nationales sur le foncier

Souleymane Diarra, coordinateur commission suivi, évaluation et capitalisation des formations

Du lundi 07 au vendredi 11 décembre 2009, s’est tenu au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) un atelier national sur le Foncier. Dix sept thématiques ont été travaillées en sous commissions.

Chaque région administrative était représentée à travers une délégation d’environ cinquante participants. Malheureusement, la profession Agricole n’était représentée que par des producteurs à titre individuels. Au niveau national, l’APCAM et les faîtières comme l’AOPP et la CNOP ont été invitées avec seulement un délégué par structure. Visiblement non satisfait de cette représentation des Organisations Paysannes, la profession a négocié et obtenu avec l’appui financier de la SNV la participation de dix personnes dont cinq de l’AOPP.

L’agriculture étant un point central dans les multiples enjeux sur le foncier au Mali, les organisations Agricoles ne pouvaient être mises de côté lors du débat. Cette semaine a été des plus enrichissante, souhaitons maintenant une mise en oeuvre efficiente des conclusions de ces assises nationales sur le foncier.

Pensée de la semaine …

«  Même l’organisation la plus parfaite à besoin d’évoluer tous les dix ans. »

Bonne Semaine


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